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Le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso: « La lutte pour la souveraineté et l’indépendance totale est le moteur de notre combat »

A la faveur du 1er anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a accordé une interview à la presse nationale et internationale, le jeudi 2 avril 2026, au Palais présidentiel de Koulouba. Durant plus de deux heures, le chef de l’Etat, sans langue de bois, a abordé divers sujets dans le domaine sécuritaire, économique, social … Il n’a pas non plus occulté l’actualité internationale et des questions qui touchent la Confédération des Etats du Sahel (AES).

L’armée du Burkina continue sa progression pour la libération totale du pays. C’est ce qu’a précisé le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de ses échanges avec la presse nationale et internationale, le jeudi 2 avril 2026, au palais présidentiel de Koulouba. Dans la franchise qu’on lui connait, le chef de l’Etat a fait savoir que l’armée burkinabè n’est plus sous le joug d’une quelconque puissance. Ce qui lui a permis de remporter d’importantes victoires sur le front de la lutte contre le terrorisme. « Nous avons quitté ce carcan. Nos unités ont conquis beaucoup de localités en allant au nord de Djibo. Ces localités qui ont été perdues pendant bientôt 10 ans telles que Baraboulé, bien au-delà jusqu’à Petecoli. Nos unités les ont reconquises au bout d’âpres batailles. Ils y sont installés », a-t-il affirmé. Il a fait savoir qu’à l’Est également, les forces combattantes ont progressé en allant vers la frontière béninoise, notamment les villes carrefour telles que Nadiagou … qui ont été conquises et sont sous contrôle. « Nous progressons ainsi de victoire en victoire », a-t-il insisté.

S’exprimant sur le retour des déplacés internes, le président du Faso a précisé que le nombre de PDI va décroissant. « Les chiffres sont assez claires. Il y a quelques années, nous étions a près de 2 millions de PDI. Aujourd’hui, nous avons moins d’un million. D’ici le mois de mai ou juin 2026, il y aura très peu de PDI », a-t-il affirmé. L’érection des VDP en une armée a aussi été abordée. Sur ce point, le capitaine Ibrahim Traoré a expliqué que la BVDP a été érigée en armée parce qu’elle le méritait. « Il y a beaucoup de zones qui étaient des zones rouges en 2022. Grâce aux VDP, après 3 ans, ces zones sont devenues totalement vertes », a-t-il dit. Désormais, selon lui, « il fallait leur donner une autonomie de fonctionnement et surtout celle de manœuvre parce qu’ils ont des missions spécifiques dans la mission globale des forces armées ».

La question que tant d’Africains se posent sur l’albinos et l’hiver noirs est revenue dans les échanges. « L’albinos noir concerne le Burkina et c’est une bonne nouvelle qui concerne notre patrie. Elle arrive. Pour l’hiver noire, le vent a commencé à souffler. Les plus avertis comprendront. Nous ne pouvons pas l’éviter si nous, chefs d’Etat, continuons à nous comporter ainsi en Afrique », a clarifié le capitaine Traoré.

Le Togo, un partenaire plus que stratégique

A quand la fin de la guerre ? Très optimiste, il a signifié que le rythme auquel l’armée avance depuis novembre dernier, lui permet de dire que « nous ne sommes plus trop loin de la fin du terrorisme ». « Le plus important pour nous, c’était de changer totalement la manœuvre, d’éviter de faire ce qu’on avait l’habitude de faire depuis 8, 10 ans. Nous avons développé un autre outil. Lorsque nous l’avons testé, il est performant. Ce qui nous permet de partir dans des zones qui étaient comme des zones sanctuaires. Il y a une phase très importante qui arrive pour empêcher les infiltrations après la reconquête des zones », a insisté le chef de l’Etat.

Sur la question de la vision actuelle du Burkina Faso, le chef de l’Etat a été on ne peut plus clair. « Notre pays a été colonisé comme beaucoup de pays africains, mais aujourd’hui, nous sommes en train de nous exprimer … La lutte pour la souveraineté et l’indépendance totale est le moteur de notre combat ».

A propos des relations de la Confédération AES avec le Togo, le capitaine Traoré estime que ce pays est un partenaire plus que stratégique, un pays frère. « Dans la lutte contre le terrorisme, la coopération est très étroite. Il faut s’en féliciter. Nous sommes au-delà de ce qu’on peut imaginer. Pour les deux armées, les réponses de l’une à l’autre et les planifications ne sont plus au niveau étatique. Ce n’est pas comme de par le passé où quand un avion burkinabè ou togolais doit intervenir sur le territoire de l’autre, il fallait qu’on appelle jusqu’à la présidence pour avoir les autorisations de franchir la frontière. C’est au niveau local. Ce n’est même pas l’Etat-major », a-t-il détaillé.

En lien avec les tentatives de coups d’Etat contre sa personne, le chef de l’Etat a estimé que ceux qui veulent le voir disparaitre ne sont rien d’autres que « les esclaves de salon, ceux qui vendent l’Afrique et qui ne veulent pas que l’Afrique soit libre ». Concernant les accusations de certains chefs d’Etat voisins qui soutiennent ces tentatives de déstabilisation, le président du Faso a soutenu que la « désescalade » dépend d’eux. « Il n’y a pas de désescalade possible tant que les mentalités restent telles. Il y a des gens, chaque mois ou chaque deux mois, il faut qu’ils aillent recevoir des ordres à Paris. Ils ne sont pas libres », a-t-il regretté.

Interrogé sur l’efficacité du soutien de la Russie dans la lutte contre le terrorisme, il a précisé que la Russie avait souhaité un accompagnement total du Burkina dans la lutte contre le terrorisme, y compris le déploiement des troupes. « Mais, j’ai dit que nous sommes des Burkinabè. Personne ne viendra se battre pour nous. Tout ce qu’on fait avec la Russie, si on a besoin d’équipement pour acheter, la Russie a ouvert les portes. Déjà, c’est un acquis majeur parce que beaucoup de pays occidentaux ont refusé de nous vendre les équipements. De plus, avec la Russie, nous partageons beaucoup d’expériences de combat, parce qu’ils sont en guerre et nous aussi … A part cela, personne ne nous aide. Ce sont des soldats burkinabè qui se battent et qui reconquièrent le terrain », a-t-il soutenu.

Synthèse de la rédaction

SourceSidwaya
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