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Niger : Des sanctions contre des transporteurs ayant refusé de livrer du carburant au Mali

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et énergétiques majeurs, les autorités de la République du Niger ont pris une décision forte, assumée et juridiquement fondée. À travers un arrêté ministériel du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, des sanctions sévères ont été infligées à des transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’exécuter une réquisition officielle relative au transport de carburant vers la République du Mali, pays frère et partenaire stratégique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette décision, largement commentée, s’inscrit dans une logique de défense de l’intérêt général, de respect de la loi et de solidarité interétatique, piliers fondamentaux de la nouvelle architecture souverainiste portée par les États de l’AES.

Une décision d’autorité fondée sur la loi et l’intérêt supérieur de la Nation

L’arrêté pris par le Ministère des Transports et de l’Aviation civile du Niger repose sur des bases juridiques solides, notamment la Loi n°2017-63 du 14 août 2017 portant Code pétrolier, ainsi que les dispositions du Code des transports et des textes réglementaires encadrant les obligations des transporteurs en matière de réquisitions civiles.

Face au refus manifeste de certains acteurs du secteur de se conformer à une réquisition officielle datée du 28 octobre 2025, l’État nigérien a estimé qu’il ne pouvait rester passif. Car au-delà d’un simple acte d’indiscipline professionnelle, ce refus constituait une atteinte directe à la continuité des services publics essentiels, à la sécurité énergétique et à la solidarité régionale.

Des sanctions lourdes, mais exemplaires

Conformément aux textes en vigueur, plusieurs mesures ont été arrêtées :

  • Suppression totale du droit d’exercer le transport d’hydrocarbures à l’encontre de quatorze (14) transporteurs reconnus coupables de manquements graves à leurs obligations légales ;

  • Suspension d’agrément pour une durée d’un (1) an à l’encontre d’un transporteur ;

  • Retrait immédiat des permis de conduire de dix-neuf (19) chauffeurs de camions-citernes ayant refusé d’obtempérer à la réquisition de l’État ;

  • Transmission obligatoire des documents de transport et des permis de conduire aux services compétents du Ministère.

Ces décisions ne relèvent ni de l’arbitraire ni de l’excès d’autorité, mais traduisent la volonté claire de l’État nigérien de faire respecter la loi et de préserver l’ordre public économique.

AES : quand la solidarité devient un impératif stratégique

Au cœur de cette affaire se trouve une réalité géopolitique incontournable : la solidarité entre les États membres de l’AES, notamment le Niger et le Mali. Dans un environnement international souvent hostile, marqué par des pressions multiformes et des tentatives de déstabilisation, les pays du Sahel ont fait le choix de l’entraide stratégique et de la complémentarité économique.

Le transport de carburant vers le Mali ne relève donc pas d’un simple acte commercial, mais d’un enjeu vital pour le fonctionnement des infrastructures, la mobilité des populations, l’activité économique et, surtout, le soutien logistique aux efforts de sécurisation du territoire.

Refuser d’y participer, en violation d’une réquisition légale, revient à fragiliser un maillon essentiel de la chaîne de résilience régionale.

Un message clair aux acteurs économiques

À travers cet arrêté, le Gouvernement nigérien adresse un message sans ambiguïté :

L’intérêt général et la souveraineté des États priment sur les calculs individuels.

Les autorités rappellent que les acteurs économiques, aussi importants soient-ils, évoluent dans un cadre réglementaire qui impose des devoirs, surtout en période de tension. La liberté d’entreprendre ne saurait se transformer en liberté de nuire ou de bloquer des décisions stratégiques prises dans l’intérêt des peuples.

 

Le Mali et le Niger, unis par l’histoire, la géographie et aujourd’hui par une vision commune de la souveraineté, démontrent une fois de plus que le Sahel nouveau se construit sur la discipline, la responsabilité et le courage politique.

Lire la suite: Bamada.net

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