Sous la Révolution progressiste populaire (RPP), le Burkina Faso est en chantier : réformes économiques et financières majeures, industrialisation, intensification de la production agricole … avec à la clé des indicateurs de performances macroéconomiques au vert. Tour d’horizon sur les acquis engrangés suivant la vision du développement portée par la RPP.
Engagé sur la voie de la souveraineté fondée sur le développement endogène, la Révolution progressiste populaire (RPP) fait de la refondation de la gouvernance économique un axe majeur de la transformation structurelle de l’économie burkinabè. Pour ce faire, plusieurs réformes économiques et financières sont entreprises et mises en œuvre sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Au niveau du ministère en charge de l’économie, dans la continuité des actions engagées depuis septembre 2022, plusieurs réformes sont initiées pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale, la transparence, l’amélioration des services publics, la mobilisation des recettes fiscales.

On peut citer, entre autres, la mise en œuvre de la Facturation électronique certifiée (FEC) comme une solution nationale de facturation électronique de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) via un logiciel dénommé : « SYGMEF », la mise en route de la deuxième version de la plateforme SYC@D pour une réduction significative des délais de traitement des titres, la mise en place de la plateforme eDOCUMENT en vue de dématérialiser les actes fiscaux (quitus fiscal, attestations diverses), la création d’une deuxième Direction du guichet unique du foncier à Ouagadougou (DGUF-O 2) afin de rapprocher l’administration des usagers et d’améliorer la qualité des services rendus aux usagers.
Ces réformes ont permis d’améliorer la mobilisation des ressources domestiques, avec 3 714,2 milliards F CFA de recettes mobilisées en 2025, en hausse de 22,4% par rapport à 2024. A cela s’ajoute, le financement patriotique de la guerre avec environ 222,242 milliards F CFA mobilisés en 2025, au titre du Fonds de soutien patriotique (FSP), pour un objectif initial de 150 milliards F CFA.
Une croissance économique projetée à 7,7% en 2026
La vision du développement de la Révolution repose également sur l’industrialisation. Dans cette dynamique, un record d’une vingtaine d’unités industrielles ont été ouvertes au cours de 2025. Sous l’effet conjugué des réformes dans la gouvernance du secteur minier, en 2025, la production d’or a atteint 94 tonnes, dont près de 43 issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, avec plus de 776 milliards F CFA de recettes budgétaires générées.
Ce dynamisme de l’économie burkinabè, malgré un contexte sous régional et international marqué par des défis sécuritaires et des tensions commerciales et géopolitiques s’est traduit par des performances macroéconomiques tangibles. En effet, le pays a enregistré un taux de croissance de 6,5% en 2025 après 4,8% en 2024, avec en perspective, une croissance économique projetée à 7,7% en 2026, tandis que. la croissance économique mondiale s’est établie à 3,3% en 2025 contre 4,4% pour l’Afrique subsaharienne.
Grâce au recul soutenu des prix des produits alimentaires en lien avec les campagnes agricoles favorables des années 2024 et 2025 et à la poursuite des mesures gouvernementales de régulation des prix des produits de grande consommation, le Burkina a connu une inflation maitrisée, quasi nulle, qui s’est établie à -0,5% en 2025 contre 4,2% contre 2024. Tandis qu’en Afrique subsaharienne, l’inflation était de 13,1% en 2025 après 20,3% en 2024. Dans la zone UEMOA, elle est ressortie à 1,2% en 2025 après 3,5% en 2024.
Mahamadi SEBOGO



