Dans un élan de solidarité nationale et de responsabilité civile, la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 a annoncé, ce samedi 2 mai 2026, le retrait de son mouvement de débrayage initialement prévu pour durer 72 heures.
Faisant suite à leur communiqué du 27 avril dernier rendant hommage aux victimes des attaques terroristes du 25 avril, les responsables des syndicats SYNEM, SYNEFCT, SYLDEF et FENAREC se sont réunis en session extraordinaire ce samedi. Au cœur des débats : l’analyse croisée de l’insécurité galopante et de la fragilité actuelle de l’État, partenaire institutionnel direct dans la gestion des revendications enseignantes.
Le retrait de ce préavis, déposé le 21 avril dernier auprès du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, est fortement motivé par l’émotion nationale. Les syndicats se disent encore « meurtris » par le décès tragique du Général d’armée Sadio Camara, qu’ils qualifient de « grand ami des enseignants ».
Cette décision, prise en toute souveraineté et sans pression extérieure, s’appuie également sur la confiance accordée aux promesses faites par les autorités lors des récentes rencontres de médiation.
Toutefois, les organisations syndicales tiennent à rassurer leur base. Si le mot d’ordre de grève est levé pour l’immédiat, l’engagement pour l’amélioration des conditions de vie et de travail reste intact. La synergie précise que ce retrait est provisoire.
Elle avertit d’ores et déjà que le préavis sera de nouveau déposé dès la rentrée scolaire si les points de revendications ne trouvent pas d’issue favorable d’ici la fin de la période actuelle.
Souleymane SIDIBE


