Niamey, 21 Mai (ANP) – Le Ministre des Finances, M. Mamane Laouali Abdou Rafa a annoncé, lors d’un entretien sur les antennes de la télévision nationale, ce mercredi 20 mai 2026, que l’économie nigérienne a démontré une forte capacité de résilience malgré les défis sécuritaires, climatiques et les sanctions communautaires intervenues après les événements du 26 juillet 2023.
Le Ministre a expliqué que ces sanctions, qui ont duré près de huit mois, ont fortement affecté les transactions commerciales et financières du pays. Toutefois, grâce au plan d’urgence et de résilience mis en place par les autorités, le Niger a pu maintenir une croissance économique positive.
Selon le Ministre des Finances, l’économie nationale a enregistré en 2024 un taux de croissance record de 10,4 %, porté principalement par le secteur agricole et le secteur pétrolier. Il a précisé que l’agriculture, qui représente près de 38 % de l’économie nigérienne, contribue à elle seule à plus de la moitié de la croissance du pays.
Le Ministre a également souligné que le démarrage des exportations du pétrole brut en 2024 a renforcé les performances économiques du Niger, notamment à travers l’augmentation de la capacité de production pétrolière.
Évoquant les perspectives économiques, il a indiqué qu’un taux de croissance de 6,9 % est attendu en 2025 grâce, notamment, au programme de grande irrigation initié par les autorités, qu’il a qualifié de facteur de transformation du secteur agricole.
Le Ministre des Finances a, par ailleurs, expliqué que la baisse du taux de croissance entre 2024 et 2025 ne constitue pas un recul économique, mais relève d’un effet d’échelle lié à la progression graduelle de la production pétrolière.
Abordant la question de l’impact de cette croissance sur les populations, il a soutenu que les performances agricoles ont permis d’améliorer les productions vivrières et les revenus des producteurs. Le ministre a enfin révélé que les ressources mobilisées grâce aux recettes pétrolières ont contribué au financement des dépenses publiques et au soutien de l’économie nationale durant la période des sanctions.
BAZ/AS/ANP 0248 mai 2026


