Niamey, 3 nov (ANP)- La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé, le lundi 2 novembre 2026, l’entrée en vigueur de l’obligation d’utiliser sa Plate-forme Interopérable du Système de Paiement Instantané PI-SPI pour les transactions interopérables de monnaie électronique.
Ce système, note-t-on, concerne les transferts d’argent entre MTN, Orange, Moov et Wave, et aussi avec les banques.
Dans cette nouvelle perspective, les utilisateurs se verront désormais appliqués deux grands changements imposés par la BCEAO dont le seuil de gratuité de 8 000 FCFA qui sera calculé par jour et par utilisateur auprès d’un même opérateur, et non par transaction, une fois ce seuil dépassé, ’’des frais s’appliqueront sur la partie au-delà ou sur la transaction’’.
Les frais, a annoncé la banque, “sont plafonnés à 0,8% maximum et la réception reste 100% gratuite, peu importe le montant reçu sur un compte, l’opérateur ne peut prélever aucun frais de réception”.
Aussi, les plafonds seront augmentés pour tous les comptes identifiés, “allant jusqu’à 4 millions de FCFA au lieu de 2 millions et les recharges peuvent atteindre jusqu’à 15 millions par mois au lieu de 10 millions”, poursuit la BCEAO.
Pour les banques et mobile money, “la plateforme PI-SPI sert de passerelle instantanée en moins de 10 secondes entre tout l’écosystème financier, Banque vers Mobile Money, ou Banque A vers Banque B”, explique l’institution, précisant que “le virement instantané est désormais obligatoire car toutes les transactions entre des banques différentes ou entre une banque et un compte Mobile Money doivent obligatoirement transiter par PI-SPI à partir d’aujourd’hui”.
Pour les Entreprises, “le plafond des paiements instantanés via PI-SPI entre entreprises peut atteindre 100 millions de FCFA. Toutefois, chaque banque conserve le droit de fixer des limites journalières plus basses pour des raisons de sécurité”.
À partir du 1er juin 2027, indique la BCEAO, “ces mêmes règles et avantages tarifaires s’appliqueront pour les transferts transfrontaliers entre les 8 États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine UEMOA (Benin, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Niger, le Sénégal et le Togo).
DBZ/AS/ANP 021 novembre 2026


