Lors de sa rencontre, jeudi 7 mai, avec les diplomates accrédités au Mali, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a insisté sur l’intransigeance de notre pays à assumer sa souveraineté et d’assurer sa sécurité de façon autonome.
Dans le cadre de ses consultations régulières, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale s’est entretenu hier avec le corps diplomatique accrédité au Mali. Au cœur des échanges, la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans notre pays.
Pour le chef de la diplomatie malienne, cette rencontre d’informations périodique intervient dans des circonstances tragiques à la suite des attaques terroristes du 25 avril ayant coûté la vie à des civils et militaires dont feu le Général d’armée Sadio Camara. A la mémoire de l’ancien ministre d’état, ministre de la Défense et des Anciens combattants, une minute de silence a été observée.
Selon le ministre Abdoulaye Diop, ces attaques ayant visé à la fois plusieurs villes du pays ont été planifiées, coordonnées et exécutées par des terroristes avec le soutien de sponsors internes et externes. D’après lui, ces attaques s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation du Mali et une tentative de remplacer le pouvoir exécutif actuel par une horde terroriste à la solde de puissances étrangères.
Face à ces velléités, le ministre Diop a tenu à rassurer que la dynamique de refondation de notre pays, notre choix de prendre en main notre destin, d’assumer notre souveraineté et d’assurer notre sécurité de façon autonome ne seront pas brisés. « Le Mali ne se couchera pas. Nous n’accepterons aucune soumission ni aucune tentative d’États de la région ou plus éloignés de désigner qui doit diriger notre pays. Cette décision appartient aux Maliens », a-t-il martelé. En outre, face à la solidarité confédérale, le chef de la diplomatie malienne a tenu à réaffirmer l’appréciation des autorités maliennes pour les appuis multiformes du Burkina Faso et du Niger dans le cadre de la Confédération des États du Sahel.
« Grâce à l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, notre lutte commune porte ses fruits », a apprécié le ministre Abdoulaye Diop, qui a également salué la présence des partenaires sincères à nos côtés dont la Fédération de Russie. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a fustigé l’attitude de certaines organisations internationales mandatées pour la défense des droits de l’Homme, ainsi que celle des ONG internationales supposées défendre les droits de l’Homme. Il a dénoncé le fait que certaines de ces organisations soient étrangement absentes lorsque le Mali a été attaqué le 25 avril avant de « retrouver subitement l’usage de la condamnation sélective» suite à l’ouverture d’une enquête et aux interpellations subséquentes.
«Il est toujours regrettable de voir la poursuite de la politisation de la question des droits de l’Homme, adossée à des condamnations à géométrie variable, souvent motivées par des intentions géopolitiques », a dénoncé Abdoulaye Diop. Le chef de la diplomatie malienne a tenu à rassurer la population que les Forces armées et de sécurité maliennes poursuivent leur mission avec courage, professionnalisme et détermination. « L’État du Mali est debout. Le Mali peut tanguer, mais le Mali ne chavirera pas », a-t-il insisté.
En sa qualité du doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur de la Fédération de Russie a condamné les attaques terroristes perpétrées contre notre pays. Igor Gromyko a qualifié ces attaques de «barbares et injustifiables» qui méritent les réponses internationales les plus rigoureuses.
Le diplomate russe a salué les relations qu’entretient son pays avec le nôtre notamment dans le domaine de la coopération militaire. Il a déclaré qu’en coordination avec le gouvernement du Mali, Moscou se tient prêt à apporter l’assistance nécessaire à ses amis Maliens.
Alassane CISSOUMA


