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Le vice Premier ministre Belge réaffirme la volonté de son pays de renouer le dialogue avec le Niger

Niamey, 28 Aout(ANP)- Le Premier ministre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, a reçu, ce vendredi 28 août 2026, à son cabinet, une délégation belge conduite par le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, M. Prévot Maxime Patrick.

A sa sortie d’audience, le vice premier ministre a indiqué avoir souhaité « se rendre dans les pays du Sahel central par conviction »

« Effectivement, je crois que c’est essentiel que l’on puisse retrouver le chemin d’un dialogue vertueux, à renouveler avec l’Union européenne et ses États membres. La Belgique est un partenaire fiable de la coopération avec le Niger depuis plus de 55 ans et donc nous avons toujours la volonté de rester un partenaire pour les années qui viennent, pour pouvoir accompagner les populations dans leur prospérité, pour pouvoir modestement mais sincèrement aussi œuvrer à la stabilité, à la sécurité parce que ce sont des enjeux communs. » a indiqué M.Prévot Maxime, ajoutant que « Nous sommes le continent voisin et donc les enjeux de sécurité et de stabilité dans le Sahel nous préoccupent également, et nous souhaitons, sans venir donner de leçon, sans chercher à imposer quoi que ce soit, avec un respect mais qui doit être aussi mutuel. Je réitère notre volonté que dans cette guerre de narratifs qui peut parfois exister, dans ces campagnes de désinformation qui circulent, que chacun mette de la bonne volonté à éviter de mettre de l’huile sur le feu pour offrir justement un chemin vertueux à reconstruire ce dialogue. »

Le vice Premier Ministre Prévot a déclaré que « l’Union Européenne ne participe pas au soutien quelconque des groupes terroristes ni ses États membres, encore moins le Royaume de Belgique. »

« Il y a une souveraineté à respecter ici au Niger, elle n’est pas remise en question. On a des points de divergence, c’est évident, sur des questions de gouvernance, de droit humain parce que c’est ce qui a fondé le projet européen. Les exprimer, ce n’est pas témoigner de mépris, ce n’est pas être arrogant. » a fait savoir le vice- premier ministre belge.

« Nous avons, grâce à ces 55 années de coopération, une maturité dans nos relations diplomatiques qui permettent d’exprimer les choses dans le respect. On a le droit de s’accorder sur le fait que nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais aussi de concentrer notre énergie à travailler sur les éléments de convergence. » a-t-il poursuivi, affirmant avoir « entendu aussi le message qui m’a été adressé par le Premier ministre en souhaitant que les partenariats dans le futur puissent davantage prendre forme, et aussi d’investissements réalisés par des opérateurs privés qui pourraient venir de Belgique pour participer à la réalisation de l’agenda gouvernemental et présidentiel. »

« Je pense que c’est une forme d’investissement et de coopération qui peut être très complémentaire à celle que Enabel est déjà en train de mener depuis plusieurs décennies. On va en tout cas en relayer évidemment les attentes, les expertises. C’est important aussi pour convaincre les opérateurs privés de s’assurer d’un contexte de sécurité qui pourra les apaiser. »

« Et si nous avons, nous, Royaume de Belgique, la capacité d’expliquer l’importance aussi que l’Union Européenne reste engagée au niveau du sahel, vous savez quand il y a de la difficulté, c’est là que la diplomatie prend tout son sens. Il ne faut pas à ce moment-là quitter la table, il faut au contraire rester autour de la table et par le dialogue faire évoluer les choses et trouver des solutions. Je crois que ça c’est un message clé et qui est le sens de ma présence ici. » a-t-il souligné, notant que « Il y a peu de pays européens ces derniers temps qui sont venus, et je tenais à le faire pour pouvoir justement réancrer aussi cette nouvelle relation avec l’Union Européenne dans le respect et dans le bénéfice mutuel. Je crois que c’est possible, c’est la volonté de la Belgique et on va en tout cas œuvrer à ça, au meilleur intérêt et bénéfice de nos populations puisque c’est d’abord pour elles que la Belgique est aussi engagée depuis autant de décennies aux côtés du Niger. »

MAY/AS/ANP 0297 août 2026

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